Samira Ahmadi Ghotbi - Lot 32

Lot n° 32
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Estimation :
1800 - 2000 EUR
Result : NC
Samira Ahmadi Ghotbi - Lot 32
Samira Ahmadi Ghotbi Sans titre, 2022 Dessin, crayon hb sur papier 57 x 75 cm (encadré) Pièce unique BIO Samira Ahmadi Ghotbi est née en 1985. Elle vit et travaille entre l’Iran et la France. Elle a commencé ses études à la faculté d’art et d’architecture de Téhéran. Elle intègre la Coopérative de recherche de l’ESACM après avoir obtenu son DNSEP à l’École supérieure d’art de Clermont-Métropole. Son travail a été exposé au Frac Auvergne, au Centre d’art Transpalette, aux Laboratoires d’Aubervilliers, à la Cité Internationale des arts, au GAC d’Annonay, au 63e Salon de Montrouge, ... Les œuvres de Samira Ahmadi Ghotbi sont nées des micro-histoires. Leur forme n’est ni finie, ni figée. Leur nature est hybride ; Elles oscillent entre plusieurs disciplines, de la performance à l’installation, du dessin à la vidéo. La recherche de Samira Ahmadi Ghotbi s’articule autour d’une exploration de la mémoire individuelle, historique et culturelle. Cette perspective permet à l’artiste d’aborder souvenirs personnels et clichés, traces et résidus du passé, flashs et silences, selon de multiples médiums tels le dessin, la sculpture, la vidéo, la performance ou l’écriture. Selon une réflexion sur la répétition des gestes, les variations que celle-ci induit, elle rejoue des motifs issus d’un imaginaire collectif afin de perturber les frontières entre espace intime et espace public. ŒUVRE Samira Ahmadi Ghotbi pratique le dessin parallèlement et indépendamment de ses différents projets. Chaque dessin, réalisé au simple crayon à papier, révèle des paysages abstraits qui se présentent à la fois dans l’immense et le minuscule. Les ramifications des traits de crayon semblent avancer à tâtons, pour tenter la re-constitution d’un paysage, d’un récit, l’envahissement, l’occupation d’un territoire, ou bien conjurer la disparition de celui-ci. La référence de l’artiste aux écrits de l’historien italien Carlo Ginzburg, notamment l’article «Signes, Traces, Pistes — Racines d’un paradigme de l’indice» publié en 1980 dans la revue Le Débat éclaire sa pratique dans son ensemble. Selon Ginzburg, c’est en recueillant les traces et les indices les plus infimes du passé que l’on est habilité à élaborer une histoire précise de l’humanité, à la façon des archéologues qui font l’histoire en partant du détail. La recherche dans le cadre de la micro-histoire se base donc sur l’étude de sources non traditionnelles telles que des mémoires et des journaux personnels, des archives locales. La réduction d’échelle opérée au niveau de l’observation et de l’analyse, ainsi que le décentrage du regard de l’historien hors du cadre de l’histoire globale permet de restituer une histoire dite «de chair et de sang».
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