Lot n° 37
Estimation :
3000 - 5000
EUR
Result
: NC
Armineh Negahdari - Lot 37
Armineh Negahdari
De pierre à l’homme, 2020
Peinture à l’huile et
crayon sur carton
120�80 cm
Pièce unique
BIO
Née en 1994 à Téhéran, Armineh Negahdari vit à
Clermont-Ferrand. En 2019, elle intègre le Master 2 en
peinture de l’Université de Téhéran. Elle poursuit ses
études en France et obtient en 2022 un DNSEP à
l’École supérieure d’art de Clermont Métropole. Elle a
participé à la 16e
édition de nopoto à Paris ainsi qu’à la
28e
édition de Première à Meymac et au Centro de Arte
Oliva à Sao Joao da Madeira. Elle a récemment
participé à l’exposition collective «Souvenir Nouveau»
au Grand Café de Saint-Nazaire et une exposition lui a
été consacrée à la galerie Marcelle Alix à Paris.
Ayant d’abord étudié une histoire de l’art sans images,
Armineh Negahdari a ensuite pris conscience de la
nécessité d’une dépense d’énergie quasi quotidienne à
travers une pratique du dessin, grâce à laquelle l’image précède les mots. L’artiste préfère les supports
récupérés comme la toile et les papiers de qualités
très différentes. Elle retaille souvent ces supports
pour trouver le format adapté à son dessin qu’elle peut
retravailler dans le temps et n’hésite pas à profiter de
ce qui est déjà là en tant que trace. La couleur peu
présente sur l’ensemble du travail est appréciée par
l’artiste lorsqu’elle est déjà là, fébrile, sur un support
sorti des poubelles d’ateliers, à l’état de résidus, de
poussière, comme dans sa propre pratique, proche du
décalque. Les corps représentés apparaissent à
travers des nuages de matière, avec leurs têtes
irrégulières comme des cailloux, leurs attitudes
ambivalentes, rentrées ou explicitement du côté d’une
action cruelle ou dramatique. Armineh Negahdari
choisit d’être spontanée et d’accueillir une polysémie
qui donne à chacun·e l’envie de négocier avec des
forces aussi négatives que positives, sans craindre les
déséquilibres.
ŒUVRE
Organisant la poussière de graphite, de fusain et de
pastel gras, Armineh Negahdari superpose à cette idée
de restes des formes capricieuses cultivées dans un
désert de sable, où l’on finit par rencontrer, caché à
l’intérieur de l’œuvre, un profond désir de croire en
dépit de tout. Dans ce monde spectral où la matière
s’organise en petites tempêtes, les personnages
traversent littéralement leur propre obscurité et
accouchent ou naissent de pierres. La pratique
d’Armineh Negahdari nous révèle à quel point humains
et pierres, êtres animés et inanimés relèvent d’une
même logique. Du moins sur le plan de la
représentation telle qu’elle la pratique. Ainsi, on décèle
dans le travail de l’artiste une forme d’animisme
contemporain : un paysage et une voix humaine
recèlent une équivalence, un corps est à quelques
traits de n’être qu’une pierre. Cet animise renvoie à
une volonté délibérément prospective de se tourner
vers ce qui fait notre futur immédiat: que restera-t-il
de l’humain dans notre monde en proie à la
catastrophe ? L’issue proposée est un être diffus,
pierre ou forêt, qui n’existe plus que par sa voix ou son
contour esquissé.
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue