Matthias Odin - Lot 97

Lot n° 97
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Estimation :
700 - 900 EUR
Result : NC
Matthias Odin - Lot 97
Matthias Odin Vortex aEra Player (1,2,3,4,5,6), 2022 Cadre, tissus, photos prises à la villa Schacher et au Tapis rouge, acrylique noir, bic rouge, fiches cadres villa Schacher 12 x 16,8 cm (chaque) Pièce unique BIO Diplômé des Beaux-Arts de Cergy en 2023, Matthias Odin est un artiste basé à Paris. Il a exposé dans différents espaces indépendants et institutions en France, comme le Frac Corsica, Pauline Perplexe, voiture 14 , la Station à Nice, et à l’étranger, comme le Moderna Museet de Stockholm, Le Palazzio San Giuseppe à Bari, La galerie Keiv et Okay Space à Athènes. Cofondateur du collectif Ygreves, il organise régulièrement des expositions sauvages dans des architectures délaissées, afin d’en révéler les récits sous-jacents. «Depuis quelques années je m’intéresse à l’errance et à la rencontre des corps au sein d’écosystèmes affectifs ; à ce qui doit survivre ; aux reliques ordinaires ramassées en chemin ; aux rapports qui lient l’existence vécue à ses supports. Je travaille toujours in situ, dans l’idée de mettre en lumière de manière poétique les situations dans lesquelles je me trouve. Si je pars de mon quotidien, mes assemblages, installations, sculptures, rebuts d’existences, amènent à la surface les interactions au sein desquelles elles sont produites, constituant parfois des dispositifs producteurs de socialité. Influencé par les pensées spéculatives, cherchant des alternatives aux scénarios apposés par le néolibéralisme sur nos intimités, j’essaye de créer des communautés de formes, de paroles, et des récits où l’on se sentirait bien, j‘imagine des présents possibles, d’autres façons de dire nous, explorant avec l’aide de mes amix, l’étendue de ces possibles.» ŒUVRE Cette ensemble de collages constitue un seul lot modulable. Il évoque le cheminement pour trouver sa place, compressé dans le tissu urbain et son maillage d’histoires. C’est aussi par compression que la peinture s’étale sous le verre. L’artiste a visité de nombreux bâtiments abandonnés. Cette série résulte de péripéties vécues à la Villa Schacher — demeure du sculpteur Albert de Jaeger décédé en 92. Les cadres, les échantillons de cotons et fiches annotées appartenaient à de Jaegger. Des rebuts d’un téléphone cassé durant l’aventure apparaissent ainsi que des photos prises au flash dans le sous-sol de la maison où le sculpteur semblait travailler les matériaux composites. Les époques s’entremêlent, les chemins se croisent et l’histoire de l’art n’est pas linéaire.
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