Lot n° 106
Estimation :
2500 - 3500
EUR
Result
: NC
Émilie Brout Maxime Marion - Lot 106
Émilie Brout Maxime Marion
Denim #5, 2017
Jean trouvé, emballage sous vide
d’air, support mural pour tablette
24 × 25 × 14 cm
Pièce unique
BIO
Émilie Brout Maxime Marion vivent et travaillent à
Paris. Iels ont commencé leur collaboration à l’ENSAD
Paris. Leur travail a notamment intégré les collections
du centre Pompidou et de FRAC, et a figuré dans de
nombreux médias (Zérodeux, France Culture, Les
Inrocks, Tracks, New York Observer, BBC, Frieze…). Il a
été présenté lors d’expositions collectives (Centre
Pompidou, Casino Luxembourg, MAC VAL, BANFF, IAC
Villeurbanne, Moscow Biennale for Young Art, Telecom
Italia Future Centre) et personnelles (22,48 m² ; La
Chaufferie ; Pori Art Museum; Steve Turner; Villa du
Parc).
La démarche que nous développons s’articule
largement autour de liens et de rencontres opérées
entre archétypes issus de l’histoire de l’art (de la
Pré-Renaissance au cinéma) et de la culture visuelle
contemporaine —notamment celle du web. Cette
pratique s’appuie sur un travail approfondi de
recherche et d’iconographie venant nourrir des pièces
à la fois critiques et émotionnelles, intégrant dans
leurs modalités de production mêmes les spécificités
économiques, politiques et sociales induites par les
différents registres esthétiques qu’elles convoquent.
Nous visons à inscrire de l’incarnation dans nos
champs d’intervention, et ce le plus souvent au moyen
d’approches narratives ouvertes, non linéaires et non
héroïques. Avec la vidéo comme médium de
prédilection, nous cherchons à repousser les limites
des formats, voire à en inventer de nouveaux. Nos
pièces comportent ainsi souvent une dimension
hybride, ambigüe, tant au niveau de leur matérialité
que de leurs multiples contextes de réception : une
mise en crise de l’image, provoquant une sensible
dissonance entre puissance narrative et dévoilement
perceptible des mécanismes de production en jeu.
ŒUVRE
«Série de jeans scellés sous plastique, tels des
spécimens d’une archéologie du futur, portant les
empreintes de téléphones portables, comme si ces
derniers ne faisaient plus qu’un avec leurs
possesseurs, devenus prothèses ou réalité augmentée
de leurs propres corps.»
Texte : Sarah Ihler-Meyer
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