Raphaël Sitbon - Lot 42

Lot n° 42
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Estimation :
1200 - 1500 EUR
Résultat : NC
Raphaël Sitbon - Lot 42
Raphaël Sitbon La nuit, bleu sur bleu, 2021 Bois peint, tissu, métal, LED 45 x 23 x 10 cm Pièce unique BIO Raphaël Sitbon, (née en 1991) est diplômé des beaux arts de paris en 2016. Bien que formé dans l’atelier de peinture de J-M Alberola, Raphaël produit aujourd’hui principalement des objets hybrides inspirés du mobilier et du design urbain et de formes glanées au quotidiens. Ces dernières années il a exploré différentes techniques dont la menuiserie, la marqueterie, la céramique, le métal, la résine... Il a exposé dans de nombreuses expositions collectives dont Mendeswood à Bruxelles, Kyan à Athens et galerie Jousse à Paris. Sa première exposition personnelle , Festina lente, a eu lieu au conservatoire de Pantin (Paris). Les formes de Raphaël Sitbon ont l’ivresse de la reformulation. Son travail de sculpture évoque un mobilier enfiévré tandis que les lignes de leur dessin trace une silhouette élastique, réversible. Les étapes de découpe, de moulage, d’impression, de ponçage et de peinture investissent une métamorphose de ces contours. De l’objet il ne restera que l’affect. Les combinaisons et fragmentations se superposent ou plutôt dialoguent comme des inserts et articulent leur propre mystique. Il s’agirait pourtant moins de tomber dans l’indiscernable que d’apprivoiser un design qui dysfonctionne, comme à Vermilion Sands, où les maisons «psychotropiques» de J.G. Ballard* ne cessent de se déformer au rythme des affects et des humeurs de ses occupants. Texte : Fiona Vilmer (extrait du texte «Les yeux dans le beurre» pour l’exposition Festina lente) * J.G Ballard, «Les milles rêves de Stellavista», Vermilion Sands ou le paysage intérieur, Éd. ŒUVRE Raphael Sitbon joue de nos perceptions et de nos habitudes, s’amuse habilement à transformer des objets du quotidien. Ici, ce qui semble être un vieux compteur électrique, renferme, si l’on se rapproche, une lumière en veille. Ce n’est pas l’étincelle d’un câble oublié, c’est lampe d’un réverbère qui éclaire un paysage douillet où les lignes ne sont autres que des points de couture sur du tissu bleuté. C’est «la nuit, bleu sur bleu».
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