Bruno Silva - Lot 17

Lot n° 17
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Estimation :
500 - 800 EUR
Résultat : NC
Bruno Silva - Lot 17
Bruno Silva Insomnicas #2, 2023 Housses de matelas, impressions jet d’encre transférées sur une solution de colle blanche et poudre de talc, vernis anti-uv 28 x 41 cm Pièce unique BIO Bruno Silva est né en 1986 au Portugal, il vit et travaille à Clermont-Ferrand, France. Entre 2007 et 2012 il a fait ses études à Porto à la Faculté des Beaux Arts et à Clermont-Ferrand à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole. Il a exposé au centre d’art Le Creux de l’Enfer (Thiers, 2022), à Violet art space (Anvers, 2022), à In extenso (ClermontFerrand, 2021), à Bikini (Lyon, 2020), Galeria do Sol (Porto, Portugal, 2020), Flux Factory (NewYork, USA, 2018), FELT Gallery (Bergen, Norvège, 2016) et TARS Gallery (Bangkok, Thaïlande, 2016). Bruno Silva a aussi réalisé des résidences à Alfaia (Loulé, Portugal 2022), Flux Factory (New-York, USA, 2018), Vivarium — Atelier Artistique Mutualisé (Rennes, 2017), Hordaland Kunstsenter FELT Gallery (Bergen, Norvège, 2016) et Residency Unlimited (New-York, USA, 2014). «Ma pratique est double : elle explore la fonction et le dysfonctionnement et cherche à relier l’inerte et le vivant. Errer en tant qu’observateur: je cherche à reconstruire ce que je vois, ce que je croise, ce que je trouve. Les objets trouvés dans ces trajectoires sont ainsi transformés, conservés et dotés d’une nouvelle valeur et d’une nouvelle identité. Je m’entoure d’éléments dans les limbes —abandonnés, résiduels, restes, objets consommés, représentations de surfaces, motifs, vieilles peaux— construisant des chorégraphies entre objets et images. Dans ce processus, j’invoque la latence et la matérialité des corps, en préservant leurs marques, cicatrices et traces du temps, en construisant des dialogues entre éléments synthétiques et organiques. Les nouvelles formes prennent ainsi un aspect momifié, comme si elles étaient figées dans le temps.» ŒUVRE Des yeux dissimulés derrière une rouge paupière —cette couleur qu’on voit quand la lumière du jour essaye de pénétrer nos yeux fermés— nous rappellent d’une expérience accablante pour certain·es, productive pour d’autres : l’insomnie. Piégés dans une forme dont les plis dans les coins et l’ondulation de la surface rappellent un coussin, un lit sur lequel nous luttons contre un sommeil qui ne vient jamais, les yeux sont entourés par des motifs évoquant des paysages de rêve —où de cauchemars. L’artiste continue dans cette série d’impressions par transfert, une technique qu’il emploie pour momifier des formes liées à la consommation et la culture pop afin de dévoiler les liens entre la matière et l’expérience humaine.
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